L'Union Européen au quotidien : quand Bruxelles prend le soleil

Fou du Droit - octobre 2014

        Que fait l'Union européenne pour ses citoyens ? Telle est la question qui irrigue les chroniques de "L'Union au quotidien". Parce que l'Union européenne a avant tout pour but la construction d'un espace de Liberté et de Justice, parce que rapprocher les institutions de l'Union de ses citoyens est un défi de tous les jours et parce que la construction européenne est l'affaire de tous, le Parcours Europe propose, dans une démarche d'éducation populaire, d'informer les étudiants sur leurs droits, mais aussi sur leurs devoirs, de jeunes européens.

 

            Cet été, pendant que d’autres travaillaient, certains ont eu la chance de pouvoir feignanter sur des plages paradisiaques, heureux d’échapper (enfin !) aux épreuves éreintantes du Droit. Ceux­-là se sont sûrement protégés la peau avec de la crème, de superbes lunettes de soleil sur le nez. Mais saviez­-vous que l’Union Européenne se trouvait elle aussi juste sous votre nez ?

           En effet, on parle beaucoup des ravages du soleil sur la santé, beaucoup moins de l’Union Européenne à qui on doit pourtant des indices clairs pour se retrouver dans la jungle de la consommation : quelle différence faire entre une huile bronzante protectrice, une crème teintée spéciale peau sensible et une crème solaire onctueuse ? Comment être sûr qu’elles protègent effectivement la peau ?
           C’est l’objectif du règlement du 20 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques élaboré par le Parlement européen, en accord avec les chefs d’État réunis au Conseil européen. Ce règlement est devenu définitif depuis le 11 juillet 2013. Désormais, une crème solaire doit obligatoirement présenter un indice FPS entre 6 (faible protection) et 50+ (très haute protection). Peu importe ce que la marque rajoute ensuite sur son produit pour des raisons marketing ! Cet indice signale la protection contre les rayons ultraviolets B (UVB), principaux responsables des coups de soleil.

       Par ailleurs, un logo est nécessaire pour indiquer que le produit solaire protège également contre les rayons ultraviolets A (UVA), responsables du vieillissement prématuré de la peau. Désormais, des allégations (fausses !) comme « écran total » ou « protection totale » ne devraient plus être utilisées. Enfin, la même vigilance a été appliquée aux lunettes de soleil, qui se répartissent dans les catégories 0 à 4 en fonction de la capacité des verres à filtrer les rayons du soleil. L’année prochaine, vous pourrez bronzer moins idiots. Bonne rentrée à tous !

 

Lauriane LIZE

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